Il existe une étape que tous les tatoueurs traversent.
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Une étape inconfortable.
Silencieuse.
Parfois épuisante.
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Le doute.
Quand le doute apparaît, beaucoup pensent immédiatement :
? "C'est un signe."
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Un signe qu'ils ne sont pas assez doués.
Un signe qu'ils ont choisi la mauvaise voie.
Un signe qu'ils ne réussiront jamais.
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Mais cette interprétation est souvent fausse.
Au début, tout paraît simple.
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On découvre.
On expérimente.
On avance rapidement.
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Puis progressivement :
? notre regard devient plus exigeant.
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Nous voyons davantage de défauts.
Davantage d'erreurs.
Davantage de choses à améliorer.
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Et c'est précisément là que le doute s'installe.
Plus tu progresses...
plus tu prends conscience de ce que tu ne maîtrises pas encore.
?
Ce phénomène est normal.
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Et paradoxalement :
? il touche souvent davantage les personnes qui progressent sérieusement.
Ils utilisent le doute comme une preuve.
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Ils se disent :
? "Si je doute, c'est que je ne suis pas fait pour ça."
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Puis ils ralentissent.
Ils arrêtent.
Ils changent de direction.
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Et leur progression s'interrompt.
Ils interprètent le doute autrement.
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Ils comprennent :
? que le doute fait partie du voyage.
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Il ne donne pas d'information fiable sur leur potentiel.
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Il indique simplement :
? qu'ils sont en train de sortir de leur zone de confort.
Beaucoup pensent :
? confiance ? action
?
Mais dans la réalité :
? action ? confiance
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La confiance se construit.
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Tatouage après tatouage.
Dessin après dessin.
Erreur après erreur.
Quand le doute apparaît :
? ne change pas tout
? ne remets pas tout en question
? ne prends pas de décision radicale
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Continue simplement à avancer.
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Laisse passer l'émotion.
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Puis reprends le travail.
Les tatoueurs qui percent vraiment ne possèdent pas une confiance inébranlable.
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Ils ont simplement appris :
? à ne plus obéir à leurs doutes
Le doute n'est pas un signal d'arrêt.
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C'est souvent un compagnon temporaire de la progression.
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Et parfois, la meilleure décision consiste simplement à continuer malgré lui.
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