Quand on débute, on veut briller.
On veut que chaque photo de tatouage claque sur les réseaux.
Que les couleurs explosent. Que les lignes soient parfaites.
Mais attention : il y a une tentation qui peut vous coûter cher.
Je sais à quel point c?est frustrant.
Tu passes des heures à bosser ton trait, ta saturation, ton ombrage?
Et une fois la photo prise ?
Le rendu semble terne.
Le tatouage paraît moins «?pro?» que dans ta tête.
Alors, tu ouvres Photoshop.
Juste un petit ajustement. Une saturation par-ci, une ligne assombrie par-là?
Mais ce geste anodin, c?est la pente glissante.
Photoshopper, c?est tricher.
Tu donnes une image de ton travail? qui n?existe pas dans la vraie vie.
Le souci ?
Les clients croient que c?est ce qu?ils vont avoir sur leur peau.
Mais la peau, ce n?est pas une toile numérique.
Les pigments se comportent différemment.
Même si tu réalises un super tatouage, ils seront déçus.
Et un client déçu parle plus fort qu?un client ravi.
Chaque tatouage retouché, c?est un tatouage réel porté par quelqu?un.
Et ce « quelqu?un » peut tomber sur ta version modifiée.
Voir que son tatouage ne ressemble pas à la photo officielle.
Se sentir trahi.
Et te le faire payer ? parfois publiquement.
Crois-moi, les professionnels savent repérer une image retouchée.
Et aucun patron ne veut embaucher un artiste qui ne croit pas en son propre travail.
Retoucher, c?est envoyer le message que tu manques de confiance.
Et que tu préfères mentir plutôt que progresser.
Un tatouage vibrant, c?est possible.
Même sans retouches.
Il existe des techniques précises pour garder des couleurs audacieuses.
Même après cicatrisation.
Même sur une peau vivante.
Et non, l?encre blanche n?est pas la solution miracle ?
Si tu veux que ton travail se démarque sans jamais tricher,
je t?invite à découvrir ma formation La Théorie du Tatouage.
? Dans le chapitre "Comment emballer la couleur", je t?explique en détail comment optimiser ton rendu dès l?aiguille.